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Lettre envoyée le 13/12/2021


 

Lundi 13 décembre 2021                                                                           La Lettre N°564

 

Et si l'Histoire… repassait les plats !

 

Connaissez-vous la charte de Biderman de la torture psychologique ? Ce recueil de principes élaboré par ce sociologue a été rédigé en 1957 pour illustrer les méthodes de torture chinoises et coréennes sur les prisonniers de guerre américains durant la guerre de Corée. Le tableau reprend ainsi huit principes de torture qui peuvent briser psychologiquement un être humain. Ces méthodes de coercition (et leurs pendants actuels, en italique) sont les suivantes :

 

1- Isoler la victime, en privant celle-ci des soutiens et liens sociaux qui pourraient l'aider à résister. Développer dans le même temps chez la victime une inquiétude intense à propos d'elle-même, puis rendre la victime dépendante de l'autorité.

En y regardant de plus près, les mesures de confinement, de distanciation sociale, les pertes et privations d'emplois massives, les mises en quarantaine... ressemblent à cette mesure d'isolement des individus, d'où l'explosion des cas de dépression, de tentatives de suicide chez les jeunes, et d'anxiété chez les populations terrorisées par l'assènement médiatique quotidien de nouvelles négatives et anxiogènes diffusées depuis le début de la crise du covid

 

2- Monopoliser la perception, en fixant l'attention de la victime sur une situation difficile et urgente, en la forçant à se soumettre à l'auto-critique, en éliminant de son univers les informations qui pourraient contredire celles du pouvoir et en punissant les êtres pour chaque acte d'insoumission.

Que fait-on depuis deux ans, sinon nous parler du covid matin, midi et soir, et monopoliser notre attention sur cette crise sanitaire sans relâche. Comment ne pas s'étonner de la baisse de moral des Français à qui on fait la leçon quotidiennement (il faut vous vacciner, ne serait-ce que pour les autres... !) en culpabilisant les récalcitrants et en leur rendant la vie impossible sans passe sanitaire ?

 

3- Induire l'épuisement et affaiblir la volonté de résistance physique et mentale.

La fatigue générale est présente partout chez nos compatriotes, et nous sommes nombreux à nous demander si cette crise connaitra un jour une fin. D'où la résignation de certains Français à se faire vacciner pour enfin espérer obtenir un « répit »

 

4- Présenter des menaces en cultivant l'anxiété, le stress et le désespoir.

Plus que jamais, nous vivons sous la menace d'un nouveau confinement, d'un nouveau variant, de nouvelles mesures liberticides, de fermetures de frontières, de projets annulés...

 

5- Faire preuve d'indulgences occasionnelles en motivant tout un chacun à respecter ordres et consignes venant de l'autorité, à obéir et à se soumettre, tout en empêchant l'accoutumance aux privations perpétuelles en relâchant la bride de temps à autre.

C'est le principe même de l'âne et de la carotte – l'animal avance en cherchant désespérément à atteindre la carotte accrochée au bout du bâton, en vain – qu'on applique aux populations. Celles-ci, croyant bien faire, obéissent et se font faire vacciner, mais cela ne suffit jamais. Une dose, deux doses, ...puis trois doses, et bientôt l'obligation vaccinale, et pour quel résultat ?

 

6- Démontrer la toute-puissance du pouvoir en suggérant de ne pas résister à l'autorité.

L'autorité s'est ainsi immiscée dans notre quotidien, avec conseils, recommandations et menaces. A l'exemple du contrôle social à la chinoise, nous vivons déjà sous le joug d'un passe sanitaire qui ne devait pas exister, puis, qui nous a été imposé provisoirement, un provisoire qui dure...

 

7- Dégrader la victime, en la punissant lorsqu'elle résiste et en réduisant l'être humain au niveau de la survie animale.

Regardez ce qui se passe en Autriche : on reconfine les non-vaccinés qui n'ont le droit de sortir que pour effectuer des achats alimentaires. Les non-vaccinés ne sont-ils pas discriminés aux yeux des autres citoyens ? On réduit leurs libertés, on les pousse à bout jusqu'à ce qu'ils cèdent sous les coups de butoir de l'autorité

 

8- Exiger de chacun qu'il agisse de manière conditionnée, en brisant le libre-arbitre, les capacités de jugement et en obéissant automatiquement à des ordres stupides, inutiles ou infondés.

Port du masque en extérieur même éloigné des autres, séparer les membres d'une famille : le coup de la bûche de Noël avec Papy et Mamie...f ont partie de cette multiplication de contraintes qui n'ont pas toujours de justification.

 

Dès 1973, Amnesty International reconnaissait que le tableau de Biderman contenait les outils universels de la torture et de la coercition. En 2002, les agents chargés d'interroger les prisonniers du camp de Guantanamo reçurent une formation sur cette charte de la torture psychologique et six ans plus tard, il était prouvé que la méthode Biderman avait été utilisée sur les détenus.

Mais remontons encore plus loin : l'isolement des seuls non-injectés en Autriche et l'obligation « vaccinale » au 15 février 2022, assortie d'une répression lourde (600€ d'amende mensuelle et peines de prison en cas de refus de payer) ne vous rappellent-ils pas les sombres heures de l'Europe à partir de 1936 ? Les plus anciens se souviendront du projet d'Adolf Hitler de créer une race aryenne parfaitement pure et dominante avec, pour cadre, une politique d'eugénisme et de promotion des naissances. Des centres de procréation (crèches et maternités) seront ainsi ouverts et plusieurs dizaines de milliers d'enfants furent arrachés à leurs parents pour y être placés de force (comme en Australie, où l'on arrache les enfants à leurs parents pour les piquer de force !). Ces centres de procréation avaient un seul but : donner naissance à des progénitures, lesquelles étaient retirées à leurs géniteurs pour former l'élite du futur « Empire de mille ans ». Que dire de l'Holocauste qui fait référence au meurtre de masse prémédité de millions de civils innocents (ne sommes-nous pas aujourd'hui dans la même intention avec le souhait de nos élites mondiales d'éradiquer une population devenue trop nombreuse et de la contrôler par QRCode interposé ? Qui deviendrait ainsi la fameuse marque de la bête évoquée dans l'Apocalypse de Saint Jean. Tout comme le régime nazi classait les êtres humains en tant que « races » possédant leurs propres caractéristiques génétiques, les intentions actuelles des élites à la manœuvre de la crise sanitaire actuelle consistent à exiger la soumission des peuples à l'injection d'un produit expérimental (dont on ne connait même pas la composition et dont l'efficacité paraît de plus en plus discutable), faute de quoi les récalcitrants s'exposent à une mort « sociale », voire pire... Le président de l'Ordre des médecins autrichiens ne déclarait-il pas récemment : « Faut-il attacher les récalcitrants pour les vacciner, la question se pose ! ». Que penser de la présidente (non élue démocratiquement) de la Commission européenne, Madame Ursula von der Leyen qui s'en prend désormais au code de Nuremberg ? L'interdiction de l'obligation « vaccinale » garantie par ses lois (précisément conçues afin d'éviter que ne se reproduisent les expérimentations - que les peuples subissent pourtant depuis deux ans au nom du Covid - ou traitements sous la contrainte hier promues par le IIIème Reich) ne fait pas l'affaire d'un système mondial autoritaire qui ne supporte pas la contradiction (la disparition du docteur autrichien Andreas Noak, chimiste renommé et meilleur spécialiste du carbone en Europe, après qu'il ait dénoncé les risque de l'hydroxide de graphène (https://qactus.fr/2021/12/01/autriche-urgent-le-resistant-hero-le-dr-andreas-noack-est-mort-de-facon-inattendue-quelques-heures-apres-avoir-denonce-les-risques-de-lhydroxide-de-graphene-video/) en est un exemple). En conclusion, souvenons-nous que la liberté est à la fois précieuse et fragile. Elle ne va pas de soi, et nécessite une vigilance de tous les instants.

LE CLIN D'OEIL DE VALERIE !

Grand magasin parisien, situé entre la rue de Rivoli et la Seine, La Samaritaine, qui fut fondée en 1870 par Ernest Cognacq, est, au fil du temps, devenu le plus vaste magasin avec ses quatre bâtiments d'une surface totale de 48 000m2. Déficitaire, la prestigieuse enseigne fermera ses portes en 2005, pour rouvrir depuis avec une surface plus réduite. Mais qui sait que La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV ? Cette machine élévatrice d'eau sera la première du genre à Paris, qui permettra d'alimenter le quartier du Louvre, avant d'être reconstruite par Robert de Cotte entre 1712 et 1719, puis rénovée par Soufflot et Gabriel. La pompe était alors ornée d'une représentation de l'épisode évoquant la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au puits de Jacob (Evangile selon Saint Jean), scène surmontée d'une horloge munie d'un jacquemart (automate d'art) puis, plus tard, d'un carillon.

Ernest Cognacq, lui, avait préalablement exercé divers métiers de vendeur pour un patron puis pour son propre compte, avant de devenir marchand de tissus sur l'un des balcons du pont Neuf. Et de louer bientôt la salle annexe d'un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie. De 48m2 en 1870, l'homme passera à plusieurs centaines de m2 quatre ans plus tard, jusqu'à fonder en 1900 les Grands Magasins de la Samaritaine. Prenant exemple sur les méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut (Bon Marché), Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par des responsables autonomes, véritables chefs d'entreprise. L'enseigne accroitra sa surface par le rachat des immeubles voisins, des bâtiments qu'il fera rebâtir par l'architecte Frantz Jourdain. En 1910, notre homme décide de faire construite un nouveau magasin, « La Samaritaine de Luxe », au 27 boulevard des Capucines. Considéré comme un patron paternaliste social, il veillera avec son épouse Marie-Louise Jaÿ, à s'attacher son personnel, du berceau (maternité Cognacq-Jay) au cercueil (maison de retraite de Rueil-Malmaison) dans le cadre de la fondation Cognacq-Jay (qui coiffera ces deux entités). https://youtu.be/1Rses9HfPQE

UN PEU PLUS D'HUMOUR

Comme on parle din ch'Nord (https://fb.watch/9wAQpiiw4I/) (merci à Valérie pour ce trait d'humour!)

SEQUENCE NOSTALGIE

« Poly » est un feuilleton télévisé français en treize épisode de 13 minutes, en noir et blanc, écrit et réalisé par Cécile Aubry. Il fut diffusé à partir du 21 décembre 1961 dans l'émission jeunesse « L' Antenne est à nous » sur RTF Télévision.

Le petit Pascal est l'ami inséparable de Poly, un espiègle poney shetland. Les deux compères sont confrontés à toutes sortes d'aventures, avec les enfants du village. Vous reconnaitrez bien sûr Mehdi El Glaoui dans le rôle de Pascal. Quant au générique (Poly polisson), il est interprété par Isabelle Aubret et les Petits Chanteurs d'Île-de-France (https://youtu.be/_k7y83GtkUw).

Episodes : https://youtu.be/IDvFLKfadgg, https://youtu.be/shhr50tiJIg, https://youtu.be/8OPF3VaVPkc, https://youtu.be/uNNer4bcLHw, https://youtu.be/P377VcjmCyA, https://youtu.be/x9SffXJYawM, https://youtu.be/2SYlQ0LVd3Q, https://youtu.be/5-z1N0ucHR8, https://youtu.be/CxyzaGzMHGM, https://youtu.be/jJIgyoZpnFc,https://youtu.be/ta_r2xrmyEU, https://youtu.be/SfeZU4SLAV4, https://youtu.be/wqEmkhSJNww, https://youtu.be/O6twNYcbOf8, https://youtu.be/eiLPykXH4AU, https://youtu.be/zawVPtXuX6I, https://youtu.be/g5IwKVqmifs, https://youtu.be/KztrITVtyf0, https://youtu.be/crCBNVSthDk

VOICI DE QUOI SE POSER DES QUESTIONS SUR...

  • On fait du mal aux gens, on les méprise, on les divise, on les culpabilise : entretien avec Marie-Estelle Dupont (https://youtu.be/7sDWIsaa7jg). Quel a été l’impact de la mise en place du passe sanitaire et de l’obligation vaccinale sur le psychisme de ses patients ? Quelles sont les conséquences de l’apprentissage à distance pour les enfants en cas de fermeture des classes ? Quelle est la situation dans les services hospitaliers de pédopsychiatrie ? Les enfants et les adolescents qui en ont besoin peuvent-ils être pris en charge correctement ? Quel regard porter sur la communication du gouvernement depuis le 12 juillet ? Quel est le type de société qui est en train de se dessiner ? Doit-on s’inquiéter des clivages apparus parmi la population depuis plusieurs mois ? Ces fractures pourront-elles se résorber sans laisser de stigmates durables ? Quelles sont les ressources dont disposent les individus pour préserver leur équilibre psychique et leur libre arbitre ? Comment nous aligner sur ce qui nous humanise, plutôt que sur ce qui nous divise ?

  • Recyclage de ses chargeurs usagés : https://www.francesoir.fr/societe-environnement/recyclage-chargeurs

  • Eric Sadin et son nouveau livre : "La société va se fracasser, sortons de la technocratie !". Avec André Bercoff chez Sud Radio. https://youtu.be/YwBNyFcEGqg

 

QUOI DE NEUF EN CRYPTO ?

  • Taxation de la cryptomonnaie en Corée du sud repoussée à 2023 : ce répit est loin d’être anodin : la loi propose de taxer à 20 % les plus-values en cryptomonnaies, si celles-ci s’élèvent à plus de 2,5 millions de won (1 870 euros environ). Il s’agit d’une taxation similaire à celle qui affecte les actions, qui elle aussi entrera en compte à la même date. Il semblerait que la manœuvre vise à séduire les jeunes Coréens, à l’approche des élections présidentielles, selon des sources locales. Ces derniers sont en effet plus susceptibles de détenir des cryptomonnaies.

  • La plus grande chaîne de supermarchés de Croatie accepte désormais les cryptomonnaies : les clients de la chaîne de supermarchés Konzum ont désormais la possibilité de payer leurs courses directement en cryptomonnaies. Pour le moment, seuls les achats en ligne sont concernés. Toutefois, Konzum prévoit déjà d'étendre les paiements en cryptomonnaies à l'ensemble de ses enseignes physiques. Cela concerne 700 magasins en Croatie, employant plus de 10 000 personnes.

  • Visa lance un service de conseil en cryptomonnaies pour ses clients : selon Reuters, l’arrivée de Visa dans le secteur du conseil intervient alors que ses clients montrent un intérêt de plus en plus poussé pour les cryptomonnaies. Le service sera intégré à la division conseil et analyses de Visa, qui propose déjà ce type de prestations pour d’autres secteurs financiers. Visa permettra donc aux institutions financières et aux marchands de mieux comprendre le fonctionnement et l’intérêt des cryptomonnaies. L’entreprise compte également utiliser son réseau de paiement pour épauler ses clients si ceux-ci souhaitent se lancer plus pleinement dans le secteur. En particulier, Visa compte identifier les tendances clés des cryptomonnaies, et établir des stratégies pour les clients qui souhaitent se positionner sur les marchés pour la première fois.

LE PETIT MANUEL DU RESISTANT

ACTIVONS NOS NEURONES

Le thème de la longévité interpelle nos contemporains, comme si vivre le plus vieux possible devenait une fin en soi, notamment, pour certaines « élites »* de la mondialisation qui imaginent un proche futur dans lequel on changerait certains organes comme les pièces détachées d'une automobile. Et après ? Plutôt que jouer sur l'espérance de vie, ne faudrait-il pas mieux se soucier de vivre mieux ? Personnellement, je n'ai pas l'ambition de vivre vieux surtout dans les conditions actuelles de privation de liberté d'aller et venir depuis la crise sanitaire mondiale. Je m'oppose donc au consumérisme exacerbé qui berce notre existence depuis bien longtemps, un mode de vie qui abêtit l'homme plus qu'autre chose, le place sous la dépendance de machines (internet, téléphone portable...) et le rend esclave au service de quelques milliardaires de la planète. La nature est si belle que nous naissons tous avec un cerveau et des milliards de neurones. Mais qui s'en sert vraiment ? A quoi bon vivre 150 ans si l'on vit comme des pantins qui ne pensent pas ? Ou si l'on met sa matière grise au seul service du mal ? L'être humain est certainement la créature terrestre qui fait le plus de bruit (pour pas grand chose) tout en nuisant à son environnement. L'homme serait-il la créature de trop ? Je n'irai pas jusque là car certains hommes s'avèrent particulièrement brillants, à l'instar d'Antoine de Saint-Exupéry qui disait que l'essentiel est invisible pour les yeux. Il ne croyait pas si bien dire, car nous sommes (très) loin de tout connaître du monde qui nous entoure. Et nos apprentis sorciers seront peut être étonnés d'apprendre que certains animaux ne vieillissent pas. Dotés d'une incroyable capacité à rajeunir, ces animaux sont surprenants : le rat-taupe nu identifié en 2018 comme le premier mammifère à défier la loi de l'immortalité, possède ainsi une peau insensible à la douleur, résiste au cancer et à la privation d'oxygène et ne produit presque pas de chaleur. Encore plus étrange, le tardigrade (en photo ci-dessous) minuscule (de 0,1 à 1 mm) vit pratiquement partout. Sur terre, sous terre, au fond des océans ou en haut de l'Himalaya. Même bouilli, desséché, irradié, écrasé, empoisonné, il survit discrètement, et peut revenir à la vie après... 2000 ans de congélation. Il vit au ralenti (et peut même se mettre à l'arrêt), peut se vider de son eau, survivre à des doses extrêmes de rayons X, résister à des températures extrêmes (-272° à +150°) ou se réparer grâce à des enzymes agissant sur l'ADN. Que dire du Proteus anguinus, petit batracien pouvant vivre cent ans, rester dix ans sans manger et vivre trois jours sans oxygène ? Ne s'activant que cinq minutes par jour, il consomme peu d'énergie, donc produit peu de déchets, encrasse très peu ses filtres et accroit donc sa longévité. D'autres animaux ont une longévité hors du commun : l'oursin rouge géant ou la baleine boréale (200 ans), le requin du Groenland (entre 200 et 500 ans), la praire d'Islande (500 ans), le blob (être unicellulaire composé de milliards d'autres cellules) qui posséderait une intelligence, le corail noir (4000 ans), l'éponge « Anoxycalyx joubini » (10 000 ans) ou la méduse « Turritopsis nutricula » (jusqu'à 11 000 ans !). J'écourte ici mon article de peur d'avoir été... trop long !

*ceux qu'on reconnaît comme les meilleurs d'entre nous ne valent à mes yeux que lorsqu'ils mettent leur talent au service du bien commun, et non à des fins personnelles.

DU COTE DE CHEZ NOUS

Christian Combaz, romancier et essayiste, chroniqueur au Figaro et dans divers journaux, et réfugié en province depuis trente ans, nous invite à écouter une France que personne n'entend plus mais dont il craint qu'elle ne finisse par élever la voix. L'homme, qui a manifestement de la conversation, possède sa chaine Campagnol Tvl (https://odysee.com/@campagnoltvl:2) sur laquelle il diffuse ses vidéos : https://youtu.be/QNe7JSj3GUA

Exposition « Marcel Proust – Un roman parisien » du 16 décembre 2021 au 10 avril 2022, au Musée Carnavalet de Paris (75)

Le musée Carnavalet–Histoire de Paris commémore le 150ème anniversaire de la naissance de Marcel Proust (1871-1922), dont l’œuvre majeure À la recherche du temps perdu accède peu après sa parution au statut de mythe littéraire dans le monde entier. Consacrée aux rapports de l’écrivain à Paris, où se déroule l’essentiel de son existence, l’exposition interroge la place de la ville dans le roman proustien. La première partie de l’exposition explore l’univers parisien de Marcel Proust. Né et mort à Paris, il vit dans les quartiers issus des transformations haussmanniennes, ceux de l’aristocratie et de la grande bourgeoisie financière, industrielle mais aussi culturelle. La suite du parcours présente l’univers de création de l’écrivain : la chambre, le lieu où le réel devient roman. Une sélection de ses objets personnels sera mise en valeur de manière inédite. Enfin, en suivant l’architecture du roman À la recherche du temps perdu et au travers de lieux parisiens emblématiques, l’exposition offre un voyage dans l’œuvre et dans l’histoire de la ville, en s’attachant aux principaux protagonistes du roman. La ville de Paris, poétisée par la fiction, est le cadre de la quête du narrateur, double de l’auteur, jusqu’à la révélation finale de sa vocation d’écrivain. Environ 280 œuvres, manuscrits et documents d’archives, provenant de collections publiques et privées, françaises et étrangères, évoqueront l’univers parisien de Marcel Proust, oscillant entre réel et réinvention. https://www.carnavalet.paris.fr

Exposition « Portraits et secrets de femmes romaines » jusqu'au 8 mars 2022, à Nîmes (30)

Ce parcours s'attache au statut et au rôle de plusieurs femmes dans la Rome des deux premiers siècles de l'Empire. Impératrices, membres de la famille impériale mais aussi anciennes esclaves ou femmes jouant un rôle public. Sur place, le public découvre trente œuvres dont le buste d'Agrippine la jeune. Musée de la Romanité, 16, Boulevard des Arènes à Nîmes (30) https://museedelaromanite.fr

Exposition « Kallos, la beauté ultime », jusqu'au 16 janvier 2022 à Athènes (Grèce)

>Les Grecs ont toujours été des accros de la beauté. Nous avons donné au monde les "kouroi", ces statues de marbre éternelles représentant la jeunesse masculine idéalisée, qui vivent aujourd'hui dans nos musées, véhiculant les valeurs et les vertus de la Grèce antique. Le mot "kállos". Il signifie essentiellement "beauté" et est associé aux deux sexes, masculin et féminin. Pas seulement une beauté de surface. Le concept de kállos, dans sa dimension ultime, est un idéal qui a émergé dans la pensée grecque antique et qui s'est exprimé dans les poèmes épiques et lyriques des années 800 à 600 avant J.C., puis s'est articulé progressivement dans les textes des philosophes. Ils l'ont décrit comme une combinaison de la beauté physique et des vertus de l'âme. Le musée d'art cycladique s'est emparé de cette dimension plus large du kállos dans sa nouvelle exposition archéologique, qui met en lumière la contribution de la Grèce antique à la définition du sens de la "beauté" à travers l'histoire. L'exposition présente ainsi 300 antiquités provenant de musées et de collections d'antiquités venus de Grèce, d'Italie et du Vatican, réparties en deux grandes sections, « Beautification » et Beauté. Cette grande exposition est la dernière en date de la série d'expositions novatrices du musée consacrée à l'Homme dans l'Antiquité. Jusqu'au 16 janvier 2022. Musée d'art cycladique, Neophytou Douka 4, Kolonaki, Athènes (Grèce)

Exposition de Nathalie Martin, peintre, jusqu'au 4 janvier 2022, à Pithiviers (45)

Nathalie Martin, diplômée d’un master en chimie analytique, a choisi de se consacrer à sa passion de longue date. Après une vingtaine d’années de recherche pharmaceutique, elle se lance dans l'aquarelle, sa technique de prédilection, et dans des thèmes classiques figuratifs.

Elle peint des tableaux figuratifs de paysages, de natures mortes, d’animaux, de fleurs, de monuments en privilégiant toujours les détails. Attirée par la transparence et les couleurs lumineuses de l’aquarelle, elle perfectionne tout d’abord cette technique lui offrant la possibilité d’évoluer dans différents styles. Depuis 2014, elle a élargi sa palette technique à la peinture à l’huile et aux pastels secs afin d’explorer de nouveaux rendus, et de nouvelles perspectives de sujets et d’ambiance. La réalisation de ses tableaux nécessite souvent de nombreuses heures de dessin et de peinture afin de rendre ses œuvres réalistes. Plus récemment, elle explore l'huile et l'acrylique dans des thèmes plus modernes ou plus abstraits, inspirés par des photographies dont l'esthétisme et les couleurs lui évoquent un tableau. Après avoir exposé en 2010 et 2016, Nathalie Martin revient à l'Office de Tourisme du Grand Pithiverais. Cette fois, elle propose une exposition plus complète qui mêle la diversité de ses techniques : huile, aquarelle et pastels, et de ses styles : du figuratif classique au plus moderne. A l'Office de tourisme du Grand Pithiverais, 1 mail Ouest, à Pithiviers.


Livre « Montréal Capitale » (Les Editions de l'Homme)

Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, et Les Éditions de l’Homme présentent Montréal, capitale, un beau-livre superbement illustré qui lève le voile sur un pan méconnu de l’histoire du Canada, à l’époque où Montréal en était la capitale. À quelques pas du Musée, en plein cœur du Vieux-Montréal, se trouvait place D’Youville Ouest, un édifice emblématique du 19ème siècle qui abrita tour à tour le marché Saint-Anne, premier marché intérieur de Montréal (1832-1843), puis le parlement de la province du Canada (1844-1849), avant d’être détruit par le feu à la suite d’émeutes. Des fouilles menées sur le site entre 2010 et 2017 par Pointe-à-Callière ont permis de mettre au jour plus de 350 000 artéfacts ayant survécu aux flammes. L’ouvrage en présente une centaine parmi les plus significatifs, qui apportent un éclairage nouveau sur la vie quotidienne au parlement et sur le Montréal du 19ème siècle, alors capitale du Canada. Une période cruciale pour l’avancée de la démocratie au pays. Des reconstitutions 3D détaillées du marché et du parlement, ainsi que des cartes et des illustrations anciennes, dont plusieurs sont publiées pour la première fois, redonnent vie à ce lieu majeur et cependant méconnu. Grâce aux regards croisés d’une vingtaine d’auteurs, archéologues et historiens chevronnés, Montréal, capitale constitue une véritable référence et offre une synthèse des connaissances les plus actuelles sur le sujet. Riche en anecdotes et en faits historiques qui résonnent encore aujourd’hui dans notre société, Montréal, capitale est un incontournable pour qui se passionne pour l’histoire de la ville et du Canada. 240 pages. 46,95$ (https://www.editions-homme.fr)

Noël gaulois au Parc Astérix du 18 décembre 2021 au 2 janvier 2022

>Le Noël gaulois aura lieu au parc Astérix du 18 décembre 2021 au 2 janvier 2022. Au programme, décors grandioses, petit Marché de Noël et activités de glisse enneigées, sans oublier les 45 attractions et spectacles du Parc. Les visiteurs pourront découvrir quatre spectacles étonnants mettant à l’honneur les arts du cirque, de l’illusion et de la poésie ainsi qu’un spectacle sur glace. Enfin un tout nouveau Père Noël Gaulois sera présent au Village durant toutes les fêtes de fin d'année . www.parcasterix.fr

Exposition « Peintres des Armées - Gendarmerie », jusqu'au 30 janvier 2022 à Melun (77)

Que ce soit la Garde républicaine de Mirota, la sculpture héroïque de Virgil ou encore le quotidien des patrouilles de surveillance général de Nicole Motte, plus de 40 œuvres de natures variées (peintures, sculptures et photographies) s'exposent aux yeux du public pour dévoiler l'institution sous une forme artistique, dont certaines encore inédites. Les peintres des armées sont une institution qui remonte à l'Ancien Régime, lorsque des artistes peignaient pour le Roi les places-fortes, les ports et les victoires militaires. Ces artistes "officiels" reconnus par le ministère des Armées sont sélectionnés pour être ceux qui représenteront l'institution sous une forme artistique. En 2020, la Gendarmerie nationale saisit l’opportunité d'agréer ses propres peintres, sculpteurs et photographes pour devenir ses ambassadeurs dans le monde artistique. Le jury du concours, qui s'est tenu le 16 septembre 2020, retient 11 artistes, pour être agréés par la ministre des Armées, et obtenir le titre de "peintre des armées - gendarmerie" : Eric Chaminade (photographie), Damien Charrit (peinture), Yong-Man Kwon (peinture), Joël Lemaine (peinture), Isabelle Maury (peinture), Mirota (peinture), Nicole Motte (peinture), Bruno Rédarès (photographie), Catherine Roch de Hillerin (peinture), Virgil (sculpture) et Sylvain Wajchert (sculpture). 

Agréés pour trois ans renouvelables ou titulaires après au moins neuf ans, ils sont tenus d’exposer au moins une œuvre à chaque Salon des Peintres des Armées. Ils peuvent utiliser toutes les techniques de dessin et de peinture, mais aussi présenter une sculpture, ou encore une photographie. Ils peuvent proposer une œuvre ou en créer suite à une commande de l’Institution. Ils deviennent ainsi des témoins, par leur production artistique, de l'activité de l'Institution et des femmes et des hommes qui y servent. https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/musee


Ouverture de Taaka Beer Spa, le premier Spa à la bière de France, à Strasbourg (67)

Envie de plonger dans une bulle de bien-être insolite en plein coeur de Strasbourg ? Dès le 17 décembre 2021, cette expérience inédite et conviviale ouvre ses portes dans un espace surprenant, célébrant les valeurs et le savoir-faire de l’esprit brassicole alsacien. Malt, houblon et levure de bière bouillonnent en continu dans des baignoires en bois et libèrent tous leurs bienfaits pour une expérience relaxante originale et inoubliable. Une tireuse est même à disposition pour découvrir la bière d’une micro-brasserie locale.

Toutes les offres s’articulent en trois moments. Tout d’abord, 15 minutes de sauna permettent de se détendre et de préparer son corps à recevoir les bénéfices du bain de bière. Puis, c’est le moment de plonger dans les baignoires balnéos en bois de mélèze. Il est alors possible de se rafraîchir en dégustant des bières fraîches micro-brassées, des limonades houblonnées ou d’autres boissons alsaciennes. Le parcours s’achève par 15 minutes de relaxation pour infuser les bénéfices du bain.

Défendre les valeurs de la culture brassicole alsacienne est au cœur de ce concept. C’est pourquoi, des matières premières au linge de bain, sans oublier la bière et la limonade de dégustation, Taaka Beer Spa a sélectionné de petits partenaires locaux aux prestations de grande qualité. Passer un moment convivial est la définition même de l’univers de la bière et c’est ce que Taaka veut mettre en avant dans son spa, tout en ajoutant ce côté inoubliable et premium, grâce à des prestations inédites et de qualité. Évidemment, bien-être et relaxation sont de rigueur grâce aux vertus naturelles du malt, du houblon et de la levure de bière sur notre corps. A la fois purifiants et revitalisants, les ingrédients de la bière agissent positivement sur nos organismes, améliorant notre sommeil et la qualité de notre peau, ongles et cheveux. https://www.taakabeerspa.com


Commerce illégal de viande d'animal en Inde (âmes très sensibles s'abstenir)

Guwahati, Assam, Inde – Bien qu’il soit illégal de tuer des chiens pour la viande en Inde, une vidéo de PETA Inde (https://youtu.be/J3hfhlUHn8E) tournée sur les marchés d'animaux sauvages vendus pour la consommation dans le nord-est de l'Inde révèle un important commerce de viande de chien. Des chiots aboient, enfermés à l’étroit dans des cages, tandis que des chiens adultes dont on a ligoté la gueule tentent d’échapper aux sacs de jute qui les entravent. Une fois les chiens achetés, les vendeurs les vident de leurs organes et carbonisent leurs corps avec un chalumeau. D’autres animaux étaient vendus dans ces marchés, dont des anguilles vivantes, des souris, des grenouilles et des oiseaux. Il y avait du sang et des entrailles partout, et les acheteurs et les vendeurs manipulaient régulièrement les animaux morts sans porter de gants, des conditions propices à la transmission de maladies. Les experts considèrent majoritairement que la COVID-19 est née ou s'est propagée à partir d'un marché d'animaux vivants, et le SRAS, la grippe porcine et la grippe aviaire ont également été liés au confinement et à l’abattage d’animaux pour l'alimentation.« Qu'ils vendent des chiens à Dimapur ou des oiseaux à Brooklyn, les marchés d'animaux vivants insalubres sont des lieux de souffrance sans nom et des terrains fertiles pour les pandémies », a déclaré Mimi Bekhechi, vice-présidente des programmes internationaux de PETA. « PETA appelle l'OMS à faire fermer ces marchés cruels et dangereux partout dans le monde et appelle toutes les personnes bouleversées par ces images à passer à une alimentation végane. » PETA Inde a déposé une plainte et alerté les autorités locales au sujet des marchés d'animaux vivants, qui semblent également enfreindre les lois sur la protection de la faune et des animaux.

Toyooka (Japon) élue destination durable

Tous les ans, cette compétition collecte différentes histoires et initiatives de tourisme durable et de bonnes pratiques dans le monde entier, pour être ainsi partagées et servir d'exemple pour les autres (à savoir les professionnels du tourisme et les voyageurs). Par ce biais, les organisations touristiques reconnaissent les défis et problèmes auxquels elles ont été confrontées. Le secteur du tourisme doit faire face à différents challenges depuis ces dernières années, et il est donc important de célébrer les efforts des destinations touristiques à être plus responsables. Le « critère de durabilité » est la première étape de la compétition Top 100, pour être sûr que les destinations participantes ont les critères basiques de tourisme durable. La ville de Toyooka a été évaluée par les critères Core-15 de Green Destinations Standard et a été reconnue pour ses efforts durables avec plus 60% des critères atteints, et d'excellents scores dans les sections « stratégie et politique de sa gestion », « participation active de la communauté » et « santé et sécurité ».

La sélection des « récits de bonne pratique » 2021 inclut la ville de Toyooka, qui explique comment elle a ressuscité la cigogne blanche orientale de son extinction en rétablissant un environnement durable ». Toyooka se situe au nord du département Hyogo au Japon, entre la mer du Japon et les montagnes. Toyooka est la ville où l'ultime cigogne blanche orientale a disparu en 1971. Une des raisons était l'utilisation abusive des pesticides dans les rizières pour augmenter la production après-guerre. Toyooka se sentit responsable pour l'énorme perte écologique qu'elle avait engendrée. Déterminé à corriger ses erreurs, Toyooka commença à mettre en place tout un système pour que les citoyens puissent à nouveau vivre en harmonie avec les cigognes. Un centre de recherche fut créé pour élever les cigognes en captivité et les aider à se reproduire. Après 40 ans de challenges et d'efforts, les premières cigognes qui avaient pu naître en captivité ont pu être relâchées dans la nature. Les agriculteurs ont changé leur agriculture pour des méthodes raisonnées et bonnes pour l'environnement. De cela résulte un riz biologique, le «riz des cigognes», qui est consommé par les habitants et exporté dans huit pays dans le monde.


Exposition « Les tarots enluminés, chefs-d'oeuvre de la Renaissance italienne », du 15 décembre 2021 au 13 mars 2022, à Issy-les-Moulineaux (92)

Le Musée Français de la Carte à Jouer présentera du 15 décembre 2021 au 13 mars 2022 une exposition inédite sur les tarots enluminés du XVème siècle, chefs-d’oeuvre de la Renaissance italienne, grâce à plus de 70 oeuvres issues de prêts prestigieux en France et à l’étranger. Initialement prévue à l’hiver 2020-2021, l’exposition avait finalement dû être reportée à cause de la crise sanitaire. Ce qui lui fut pourtant favorable puisqu’elle put ainsi s’enrichir d’oeuvres provenant de grandes collections internationales. https://www.museecarteajouer.com

Le design du MI20, le nouveau RER B, est enfin connu

Lancée le 1er juillet par Ile-de-France Mobilités (IDFM), la consultation pour le design du MI20, le futur matériel du RER B francilien, a donné lieu à 18 000 votes. Pour l’extérieur, la douceur et la rondeur de ses formes offriront un train élégant, à l’esprit accueillant, confortable et attentionné. A l’intérieur, les parties hautes des dossiers et les extrémités d’assises seront séparées afin de préserver l’individualité dans un espace collectif. Entre les dossiers, l’espace offrira davantage de transparence et de lumière à travers la rame, pour un sentiment de bien-être et de sécurité accrus. De plus, les barres de maintien et cale-hanches sont intégrés dans le siège avec soin pour un effet qualitatif et une robustesse assurée. Enfin, l’éclairage assumera une approche dynamique et digitale, dans un esprit de modernité assumé. Et IDFM de rappeler que des travaux préalables seront nécessaires pour adapter les infrastructures (hauteur de quais, renforts d’alimentation électriques) mais également les ateliers de maintenance (création d’un nouvel atelier à Mitry et adaptation de l’atelier existant à Massy). Les usagers du RER B devraient pouvoir juger le MI20 sur pièces en 2025, lors de l’arrivée des premières rames.

Exposition « The French Dispatch – L'envers du décor », jusqu'au 2 janvier 2022, à Angoulême (16)

A l’occasion de la sortie en salles de THE FRENCH DISPATCH le 27 octobre dernier, tous les acteurs locaux de cette production hors norme se sont mobilisés pour concevoir et élaborer une exposition qui fasse revivre aux visiteurs l’effervescence du tournage qui s’est déroulé à Angoulême de novembre 2018 à mars 2019. Installée aux Chais Magelis et intitulée THE FRENCH DISPATCH – L’ENVERS DU DECOR, l’exposition propose plusieurs espaces : une exposition Wes in town, réalisée par l’éditeur MAKISAPA avec le concours de 13 auteurs locaux de bande dessinée à partir de la BD parue le 29 octobre dernier, une exposition photo de lieux de tournage présentée par Pascal Lefort, la présentation de décors réels du film, une salle d’écoute de l’album de Jarvis Cocker, Chansons d’Ennui Tip-Top, inspiré par le film, une séquence animée présentée par 3.0 Studio pour montrer le travail d’animation réalisé pour le film et des illustrations du film et photos de tournage.

The French Dispatch, le nouveau film du cinéaste visionnaire nommé aux Oscars Wes Anderson, met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du XXème siècle. Il est interprété par Benicio del Toro, Adrien Brody, Tilda Swinton, Léa Seydoux, Frances McDormand, Timothée Chalamet, Lyna Khoudri, Jeffrey Wright, Mathieu Amalric, Stephen Park, Bill Murray et Owen Wilson. Quinze dessinateurs angoumoisins rendent hommage au cinéma de Wes Anderson et au tournage de The French Dispatch dans cette exposition, à la croisée des univers du cinéma et de la bande dessinée. Pendant plus de deux mois, la ville d’Angoulême propose aux visiteurs d’admirer le savoir-faire des maçons, menuisiers, maquettistes, peintres, staffeurs (...) ayant œuvré à la construction et à l’exécution technique des décors de The French Dispatch. Réalisés grandeur nature ou à échelle réduite, ces éléments à la durée de vie limitée ont été conservés avec soin depuis la fin du tournage afin de restituer, le plus fidèlement possible, les choix esthétiques toujours très précis de Wes Anderson. Entrée gratuite. Au Chais Magelis, quai de la Charente, à Angoulême.


Week-end en Belgique

A l'approche des fêtes, pourquoi ne pas s'accorder un week-end en Belgique, entre Bruxelles, Mons et Bruges ? Pour bien commencer la journée, filez aux somptueuses Galeries Royales de Bruxelles, les plus anciennes galeries marchandes d'Europe, longues de deux kilomètres et protégées par une superbe verrière. Arrêtez-vous en cours de route pour déguster les célèbres spéculoos à la Maison Dandoy (Galerie du Roy, tous les jours de 10h00 à 19h00). Rendez-vous au Bozar (Palais des Beaux-Arts, 23 rue Ravenstein, jusqu'au 23 janvier 2022) pour admirer une rétrospective de 200 œuvres consacrée à l'artiste contemporain David Hockney, puis prenez la direction de la rue des Chartreux (N°35) pour voir le Zinneke Pis, puis la Jeanneke Pis (10-12 Impasse de la Fidélité), la petite sœur du Manneken-Pis. Accordez-vous une halte aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (3, rue de la Réfence , jusqu'au 15 mai 2022) pour un tour d'histoire de l'art en train, à travers des œuvres de Caillebotte, Mondrian et Magritte. Soufflez à la Pharmacie anglaise (66, Coudenberg) en prenant place sur l'un des canapés cosy entourés de flacons et de fioles médicinales.

En avant, Mons, nous voilà ! Grimpez au sommet du beffroi de Mons par l'escalier de 365 marches ou par ascenseur et profitez de la vue offerte sur la ville à 87 mètres de hauteur. Arrêtez-vous au BAM (Beaux-Arts de Mons, 8 rue Neuve, jusqu'au 30 janvier 2022) pour vous attarder sur la rétrospective majeure de Fernando Botero, retraçant l'intégralité de la carrière de l'artiste. Allez saluer ensuite le doyen de la ville, le célèbre Singe du Grand-Garde, ancré sur la façade de l'Hôtel de Ville et caressez-lui le crâne pour voir vos souhaits se réaliser (23-25 Grand Place). A quelques kilomètres de Mons, visitez un ancien charbonnage, véritable fleuron du patrimoine belge, ensemble monumental de 10 000 m2 qui abrite l'une des plus anciennes cités ouvrières du monde classée à l'UNESCO. Là se tiennent désormais plusieurs expositions explorant les relations entre l'art et l'industrie. La troisième journée vous conduit à Bruges, et au beffroi en face duquel vous vous accordez un petit café assorti d'une succulente gaufre sur l'iconique Markt de Bruges, tout en contemplant ce chef d'oeuvre médiéval du 12ème siècle haut de 83 mètres. Repartez dans les anciennes halles au pied du beffroi, et faites une halte dans l'antre de Salvador Dali (Museum Gallery Xpo Salvador Dali, 7 Belfort Markt) où est exposée la plus imposante collection des œuvres de l'artiste, avec 300 œuvres. Repartez en direction du Béguinage, lieu hors du temps occupé désormais par des religieuses bénédictines et admirez ses maisons blanches aux pittoresques façades (30, Place Begijnhof), avant de vous rendre à De Halve Maan (26, Walplein), la plus ancienne brasserie et la dernière du centre-ville pour y déguster la bière de Bruges. Terminez la journée avec le Festival « Féerie des Lumières » qui fera scintiller encore cette année les plus beaux monuments de la ville (jusqu'au 9 janvier 2022).

Exposition « Cartier et les Arts de l'Islam ». Aux sources de la modernité » jusqu'au 20 février 2022, à Paris (75)

>Cette exposition montre les influences des arts de l’Islam sur la production de bijoux et d’objets précieux de la Maison de haute joaillerie, du début du XXème siècle à nos jours. Plus de 500 pièces – bijoux et objets de la Maison Cartier, chefs-d’œuvre de l’Art islamique, dessins, livres, photographies et documents d’archives – retracent ainsi l’origine de cet intérêt pour les motifs orientaux. Elle revient notamment sur le contexte parisien de l’époque et les figures de Louis et Jacques Cartier, petits-fils du fondateur, qui ont joué un rôle significatif dans la naissance d’une esthétique nouvelle empreinte de modernité. Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli à Paris 1er. https://madparis.fr/Cartier-et-les-arts-de-l-Islam-Aux-sources-de-la-modernite-2028

Exposition « Un Passé pour un présent » jusqu'au 27 mars 2022, à Mantes-la-Jolie (78)

Des trésors inestimables hérités d'autant de cultures différentes – iraniennes, turques, arabes, syriennes – caressant toutes les techniques artistiques de ces régions reculées. On découvre ainsi une stèle funéraire venant de la Mecque datée du 10ème siècle, un polissoir doré au décor gravé d'une inscription coranique, un chandelier syrien orné d'étranges armoiries tandis qu'une vidéo de l'artiste-laborantin franco-marocain Hicham Berrada, constitue le pendant contemporain de pratiques multiples nourries par un héritage commun. Une plongée unique sur les traces de l'Orient d'hier et d'aujourd'hui. Musée de l'Hôtel-Dieu, 1 rue Thiers, à Mantes-la-Jolie (78)

Le Festival du Merveilleux, du 26 décembre 2021 au 2 janvier 2022, à Paris (75)

Le Musée des Arts forains, l'un des lieux les plus secrets de la capitale, accessible habituellement et uniquement sur rendez-vous, ouvre ses portes huit jours durant, pour une semaine féerique durant laquelle, le musée, qui détient l'une des plus grandes collections d'objets du spectacle et d'art forain au monde, devient le théâtre d'une programmation unique en invitant plusieurs compagnies de spectacle, conteurs, mimes, et acrobates pour vous faire vivre un rêve éveillé. L'évènement est organisé autour de quatre espaces historiques (le Théâtre du Merveilleux, le Carnaval de Venise, ses jardins extraordinaires et une réplique de fête foraine de la Belle Epoque). Musée des Arts forains, 53, avenue des Terroirs de France, à Paris 12ème https://arts-forains.com/

Exposition « La poudre de beauté et ses écrins » jusqu'au 29 janvier 2022, à Paris (75)

Si l’usage de la poudre de beauté est pluriséculaire, c’est bien au cours du XXème siècle qu’elle se développe à la fois d’un point de vue technique, chimique, mais aussi dans ses usages et ses contenants, la boîte à poudre puis le poudrier de sac. Dès la fin du XIXème siècle, le carton devient le matériau de prédilection des boites à poudre qui connaissent leur âge d'or de la Belle Epoque aux années 1960 et l'apparition de la poudre compacte en 1914 fait le succès du poudrier de sac. Cette production en série d'écrins variés, à la fois dans leurs formes ou dans leurs matériaux, est le reflet de la société au tournant du XXème siècle, tant dans l'évolution des moeurs que dans l'émancipation féminine. Après avoir oeuvré vingt ans en tant que conservateur du patrimoine, Anne de Thoisy-Dallem s’attache désormais à développer son importante collection de poudriers de sac et boîtes à poudre, présentée pour la première fois au public. Plus d’un quart de ce fonds, constitué de 2500 objets, reflets de l’art décoratif de 1880 à 1980, est exposé aux côtés des boîtes et flacons du Musée international de la parfumerie et d'affiches de la Bibliothèque Forney, ainsi que d'oeuvres d’institutions publiques et privées. Bibliothèque Fourney, 1 rue du Figuier à Paris 4ème https://quefaire.paris.fr/130628/la-poudre-de-beaute-et-ses-ecrins

Ouvrage « L'esprit de l'escalier » d'Arnaud de Boistesselin (Images plurielles)

Arnaud du Boistesselin a résidé au Caire une quinzaine d’années. Ses photographies sont consacrées à la richesse et à la diversité des intérieurs d’immeubles. Il transpose dans le médium qui est le sien l’univers plastique qui imprègne l’âme et la vie quotidienne des habitants du Centre-Ville du Caire, ce quelque chose d’une histoire passée qui continue de tisser des liens forts avec le présent. Parce qu’emprunter tous les jours, plusieurs fois par jour peut-être, le chemin de la spirale que dessine tel ou tel escalier, c’est aussi inscrire physiquement dans son propre corps, la mémoire du dessein conçu pour nous par un architecte. Au hasard des pages des mini-nouvelles de Jean-François Galletout rendent une humanité toute cairote. Cette sélection de ses photographies est consacrée à la richesse et à la diversité des intérieurs d’immeubles : halls et cages d’escaliers. Elle s’attache à mettre en valeur un patrimoine beaucoup moins visible que les façades, selon des angles et des perspectives inédites qui tiennent pour une large part à la capacité de création ou de recréation artistique du photographe. 200 pages, 90 photos en couleur. 35€

Livre « Châteaux et Dépendances » de Catherine Scotto & Marie-Pierre Morel (Editions de La Martinière)

De châteaux, il en sera beaucoup question dans ce livre. Des dépendances aussi mais surtout de dépendance, cet état si particulier qui habite les propriétaires de ces lieux. Qui sont donc ces châtelains ensorcelés ? Particuliers sans particule, ils ne sont pas héritiers ni forcément riches. Mais ils ont pris un jour la décision de se lancer dans l'aventure un peu folle de la vie de château. Curieuses de les rencontrer, nous avons entrepris, avec la photographe Marie-Pierre Morel, un tour de France de leurs châteaux et manoirs.
La France compterait 45 000 édifices classés au patrimoine, dont 12 000 sont privés. Le choix n'a pas été facile, certaines portes difficiles à ouvrir. Cette flânerie décorative, sans nostalgie, lève le voile sur des sites confidentiels, jamais ou rarement ouverts au public. Décorateurs, galeristes, antiquaires, artistes et collectionneurs partagent ce talent rare de mettre en scène des univers décoratifs en marge des modes et des tendances. Nous les avons longuement écoutés, puis nous avons parcouru avec eux le dédale de leur palais. Leurs maisons nous racontent des rêves d'enfant, des histoires de coup de foudre, de rencontres inattendues, de folles passions.
LASCOURS, bâtiment dépecée par les cambrioleurs et restauré avec délicatesse par ses nouveaux propriétaires, nous dévoile ses blessures. RAVEL, aux allures de forteresse imprenable, cache derrière ses hauts murs des trésors de raffinement. Le Château du poète Jean Rameau, jalousement gardé, dévoile enfin ses fantaisies décoratives... Ce sont ces instantanés de vie que nous avions envie de partager. Poser le regard sur le joyeux désordre d'un atelier, capturer l'aube naissante au saut du lit, s'attarder sur un détail sans importance, saisir l'esprit des lieux. Les châteaux sont dans l'air du temps. Ce livre vous invite à remonter le temps et les époques en découvrant l'univers poétique de châtelains atypiques. 240 pages, 39€.

Exposition « Terres celtes » jusqu'au 16 janvier 2022, à Paris (75)

Jusqu'au 16 janvier prochain, le Sénat invite le public à découvrir les mystérieuses contrées celtiques grâce à 80 photographies de Philippe exposées sur les grilles du Jardin du Luxembourg. Paysages embrumés, mers agitées, châteaux et pierres recouvertes de mousse révèlent cet univers merveilleux. Faites le tour des six terres celtes : la Bretagne, les Cornouailles, l'Ecosse, l'Île de Man, l'Irlande et le Pays de Galle. « Six Pays, une seule âme » comme le dit si bien la devise de la Celtie. Sur les grilles du Jardin du Luxembourg, rues de Médicis et de Vaugirard ; Paris 6ème.

Exposition « Le Bijou dessiné » jusqu'au 14 février 2022, à Paris (75)

Peu étudié, peu publié, encore plus rarement exposé, le dessin joaillier reste méconnu du grand public. Il joue pourtant un rôle essentiel, servant de référence à l’ensemble des mains qui interviennent dans la création du bijou. Depuis la Renaissance, dessiner le bijou constitue l’étape première – primordiale pourrait-on dire –, celle qui donne vie à l’idée, celle qui permet à l’idée de devenir projet. C’est à cet objet longtemps délaissé – outil technique au service des métiers mais aussi œuvre sensible – que L’École des Arts Joailliers souhaite rendre hommage, en s’intéressant à son histoire, sa technique, ses auteurs et son statut. L’École est fière d’organiser la première exposition consacrée à ce thème abordé avec une approche aussi large. Les œuvres sélectionnées couvrent un long XIXème siècle, qui débute dans les années 1760 et s’achève avec la Première Guerre mondiale ; elles ont été exécutées par de nombreux artistes ou dessinateurs, célèbres ou anonymes ; elles illustrent enfin une grande diversité de techniques et d’usages, qui disent l’intérêt et la richesse du sujet. Toutes proviennent du Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière, fonds constitué à des fins de recherche, de présentation et d’utilisation pédagogique. A l'Ecole des Arts joailliers, 31 rue Danielle Casanova à Paris 1er. https://www.lecolevancleefarpels.com/fr/fr/exhibition/le-bijou-dessine

Exposition « Cosmos, Design d'ici et au-delà », jusqu'au 27 février 2022, à Hornu (Belgique)

Trous noirs, matière noire, nébuleuses, exoplanètes, ondes gravitationnelles, big bang, multivers… Les innombrables objets et phénomènes cosmiques qui charpentent notre Univers sont autant de sources d’inspiration en littérature, musique, arts visuels et arts vivants… Le design n’échappe pas à cette fascination. Depuis l’aube de l’humanité, l’Univers est une source d’émerveillement intarissable. Quelle est notre place dans cette immense étendue d’espace, dont l’origine remonte à 13,8 milliards d’années-lumières ? Comment l’évolution cosmique s’est-elle déroulée ? Sommes-nous seuls ? Pourquoi l’Univers existe-t-il ? L’exposition Cosmos dévoile le travail de designers qui ont, de façon conceptuelle, technique ou poétique, interrogé l’architecture de l’Univers et les lois cachées de la physique qui le régissent. De la relativité générale d’Einstein à la théorie quantique, de la gravité à la nature de l’espace et du temps, du micro au macro, l’image moderne du cosmos s’incarne dans divers projets de design ou d'architecture qui nous mènent bien au-delà de ses racines scientifiques, témoignant de ses mystères et de sa beauté. https://www.cid-grand-hornu.be/fr/expositions/cosmos

Exposition « Eva Jospin, de Rome à Giverny » jusqu'au 16 janvier 2022, à Giverny (27)

Pour la première ouverture hivernale de son histoire, le musée des impressionnismes Giverny présente l’exposition «Eva Jospin. De Rome à Giverny », un dialogue inédit entre sa collection permanente et l’œuvre de l’artiste, dont deux sculptures, « Edera » et « Bois des nymphes », ornent déjà le jardin du musée. Aux côtés des œuvres de Caillebotte, Monet, Bonnard et Denis, sélectionnées par Eva Jospin dans la collection du musée, ses forêts de carton, ses dessins intriqués et un pan de sa monumentale broderie « Chambre de soie » composent un parcours où la nature et le rêve règnent en maîtres. Musée des Impressionnismes, 99 rue Claude Monet à Giverny (27) https://www.mdig.fr/expositions-et-activites/expositions/eva-jospin-de-rome-a-giverny/


Exposition « La Fabrique de Dante » jusqu'au 28 août 2022, à Genève (Suisse)

À l’occasion du 700ème anniversaire de la mort de Dante Alighieri, l’un des piliers principaux de la collection de Martin Bodmer, notre institution a souhaité célébrer cette grande figure de la littérature universelle par l’exposition « La Fabrique de Dante ». Constituée majoritairement d’objets appartenant à la Fondation Martin Bodmer jamais montrés auparavant au public, La Fabrique de Dante propose, en plus de manuscrits et de livres rares, des ouvrages hors du commun prêtés par d’autres institutions. Parmi les bijoux exposés se trouve le fameux portrait de Dante réalisé par Sandro Botticelli en 1495. Le but de cette nouvelle exposition est clair. Il s’agit de faire réfléchir le visiteur autour d’une question apparemment simple : comment devons-nous lire Dante ? Ou encore : que signifie lire Dante aujourd’hui ? Bodmer Museum, Route Martin-Bodmer 19, 1223 Cologny (Genève) https://fondationbodmer.ch/expositions-temporaires/



Francisco de Goya, enfant de Saragosse (Espagne)

Ville aux quatre cultures, traversée par trois fleuves, la capitale de l'Aragon célèbre cette année le 275ème anniversaire de sa naissance. Goya et la basilique sont les deux icones de Saragosse. C’est dans cette cité, en l’an 40 que, selon les saintes écritures, la Vierge est apparue à Saint Jacques. Une chapelle a été construite, puis remaniée aux XIIème et XIIIème siècles devenant la majestueuse basilique de la Virgen del Pilar (Notre-Dame-du-Pilier) que l’on connait aujourd’hui. Joyau baroque, l’édifice est le premier temple marial de la chrétienté. Bâtie en 1681 sur les plans de Francisco Herrera le Jeune (remaniés par Ventura Rodriguez), la cathédrale comporte trois nefs aux proportions grandioses. Entourées de chapelles, celles-ci couvrent une surface considérable à travers un rectangle de 130m de long sur 65m de large. Dominant la ville et sa campagne, le sommet de la tour de la cathédrale offre la meilleure vue panoramique sur les quartiers de la cité, tandis que la place du Pilar présente un ensemble sculptural, hommage à Goya.

Si, en entrant dans l’édifice, on remarque immédiatement les fresques de Velasquez sur la coupole de la Capilla de Nuestra Senora, l’œuvre de Goya n'est pas absente. En 1772, le maître a été chargé de peindre la voûte de Coreto de la Basilique « L’adoration du nom de Dieu ». Cette fresque est, semble-t-il, la première œuvre majeure réalisée à son retour d’Italie. Avec elle, il a fait la preuve de sa maîtrise de la technique de la représentation, même s’il ne fut pas rémunéré au juste prix (15 000 réales au lieu des 25 000 promis). En 1780, il attaque son plus grand travail mural en Aragon : la Régina Martyrum, décoration d’une coupole de la nef nord de la basilique. C’est la première fois que Goya affronte une surface demi-sphérique. Et, là encore, ce coup d’essai est un coup de maître.

Goya colle à sa ville, et de nombreux musées et édifices renferment des ouvrages réalisés par l’artiste. La Collection Ibercaja-Musée Camón Aznar présente en permanence une série de gravures de Goya : copies de Velázquez, Caprices, Désastre de la guerre, Tauromachie, Taureaux de Bordeaux. Le musée de Saragosse est installé dans un édifice bâti en 1908 dans le style renaissance, pour l’exposition hispano-française. Les salles consacrées à Goya montrent une anthologie de l’œuvre : antécédents et début, formation à l’académie, à l’école italienne, le peintre à Saragosse, estampes de copies de Velázquez et gravures sériées de lui-même. Non loin de là, dans le secteur rural de la cité, on trouve le cycle le plus étendu de l’œuvre de Goya à la Chartreuse Cartuja Aula Dei, un bel exemple de gothique tardif. Chargé de la décoration de l’église, le maître a réalisé onze scènes de la vie de la Vierge et de l’Enfance du Christ sur les murs de la nef. Inspiré par l’école vénitienne, les personnages prennent le pas sur les paysages et l’architecture. Autre chapelle, celle de la Virgen de la Fuente à Muel, où Goya a décoré les pendentifs de la coupole. Construit dans un joli parc au-dessus d’un barrage romain, l’édifice vaut le détour.

A une trentaine de kilomètres de Saragosse, Fuendetodos, un village pittoresque aux maisons de pierres blanches, abrite la maison natale de Francisco de Goya : sur sa façade se trouvent une statue et une stèle commémorative : « Dans cette humble maison : naquit, pour l’honneur de la patrie et le miracle de l’art, Francisco de Goya y Lucientes ». Après avoir été partiellement détruite, cette demeure a été restaurée puis classée monument historique national. Avec des meubles, des objets d’époque, des cadres et de la documentation graphique, elle conserve son aspect rustique et sa simplicité. Tout près de là, le musée de la gravure offre de découvrir quatre séries originales de Goya : folies, caprices, Désastres de guerre et tauromachie. La salle Zuloaga, à coté de la maison natale, accueille des expositions temporaires. On y a vu notamment des œuvres de Picasso, Miro, Gordillo, Plensa, Chillida, Arroyo, Saura, Mira… Autre curiosité, le circuit Goya dans la ville, l'occasion rêvée de découvrir charmantes rues, placettes, cafés, bistrots, bar à tapas, terrasses qui vous tendent leurs fauteuils. https://www.spain.info/fr

Guide « Les plus beaux voyages à vélo » (Guides Bleus)

Cet ouvrage cherche à repousser les limites du cyclotourisme grâce au bikepacking, en optimisant l'équipement pour voyager « mieux et plus loin ». C'est un livre d'inspiration pour accompagner les cyclistes chevronnés au fil de leurs périples qui ouvrent de nouveaux chemins. C'est aussi un livre pratique qui donne des conseils d'experts pour préparer les itinéraires et prendre la route dans les meilleures conditions techniques et physiques. C'est enfin un beau livre très largement illustré de photos spectaculaires et de récits des cyclistes aux quatre coins d'une terre plus ronde que jamais. Prix : 35€.

Exposition « Des plumes et des parcs », jusqu'au 20 mars 2022, à Eze (06)

L’exposition « Des plumes et des parcs » présente, au travers de leurs milieux, zones humides, garrigues, forêts, falaises et plateaux calcaires, 50 espèces d’oiseaux aux particularités très différentes.  Une exposition uniquequi permettra à chacun d’aiguiser sa curiosité et de découvrir un univers trop souvent méconnu, tout en devenant incollable sur les oiseaux que l’on croise ou que l’on entend chanter non loin de nos promenades, dans les Parcs naturels départementaux. Située dans le Parc de la Grande Corniche, la Maison de la Nature propose de faire découvrir à chacun l’histoire du site, sa faune et sa flore méditerranéennes caractéristiques, son climat et ses phénomènes aérologiques particuliers et le relief karstique du parc. Une salle d’exposition temporaire accueille également chaque année de nombreux thèmes liés au développement durable, à l’écologie et à la nature. La Maison de la Nature est ouverte du mercredi au dimanche, de 9 heures 30 à 12 heures 30 et de 13 heures 30 à 17 heures. https://www.departement06.fr/les-parcs/parc-de-la-grande-corniche-2115.html


Et si nous visitions Louvain (Belgique) ?

Cette ville patrimoniale ne se trouve qu'à deux heures de route de Paris et offre de superbes monuments historiques. Rien de plus agréable qu'une promenade dans la ville, à pied ou à vélo, pour apprécier des trésors comme l'Hôtel de Ville ou l'église Saint-Pierre. Après avoir été Capitale européenne de l'innovation en 2020, Louvain accueille cette année le festival Boum ! Sur le thème du cosmos, à la croisée des arts et de la science. Saviez-vous que la théorie du Big Bang a été écrite à Louvain ? C’est à l’université de la ville que le professeur Georges Lemaître, en 1931, lance cette théorie révolutionnaire sur l’origine de l’univers, faisant par la même occasion trembler la science sur ses fondements. Ce n’est donc pas un hasard si Louvain a choisi le Big Bang comme thème pour son bouillonnant festival urbain.

Plusieurs expositions sont également proposées : Un Regard éternel (jusqu'au 16 janvier 2022), La Création en images (jusqu'au 30 janvier 2022), Imaginer l'univers (jusqu'au 16 janvier 2022), Au-delà du temps (jusqu'au 16 janvier 2022), Richard Long (jusqu'au 20 mars 2022)... https://www.boumfestival.be

Agrandissement du musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam (Pays-Bas)

En plein centre ville, le célèbre musée abrite dans cette extension 151 000 œuvres autrefois stockées dans d'obscures sous-sols. Le côté inhabituel de cette initiative ? L'accès à tous de nuit comme de jour à ce haut lieu culturel. Un budget supplémentaire de 30 millions d'euros dut être dégagé afin de financer un bâtiment dont l'architecte n'est autre que le français Etienne-Louis Boullée. Un immeuble en forme de pot de fleur, respectueux de l'environnement, à la surface d'emprise au sol limitée pour préserver la nature du parc voisin. Même les arbres arrachés pour permettre la construction ont été replantés sur le toit du bâtiment. https://www.boijmans.nl/en/depot

Exposition « Le Khôl : le secret d'un regard envoûtant venu d'Orient », jusqu'au 13 mars 2022 à Grasse (06)

Le Musée International de la Parfumerie à Grasse organise à partir du 3 décembre 2021 une exposition consacrée au khôl autour de l'acquisition d'une collection particulière de pots à khôl offerte en don au musée et en 2016 par Mme Françoise Leblanc. Collection présentée pour la première fois au public. 
Après avoir évoqué, en 2015, les parures corporelles traditionnelles aux quatre coins du monde, puis, en 2016, la parfumerie au tournant du XXème siècle, de la Belle Epoque aux Années folles, le Musée International de la Parfumerie poursuit sa découverte de l'univers des cosmétiques du XXème siècle dans le monde entier en consacrant son exposition estivale de 2021 à l'histoire de la poudre de beauté en Occident avant d'explorer, cet hiver, l'univers mystérieux et envoûtant du khôl en Orient.
Utilisé dès l'Antiquité par les Égyptiens, le khôl revêt à la fois une fonction sociale, religieuse et médicinale. Son usage s'est diffusé dans tout le bassin méditerranéen, en Arabie et dans une partie de l'Asie, où il souligne le regard des femmes mais également celui des hommes. Elaboré à partir de galène (sulfure de plomb), il était également utilisé à des fins thérapeutiques. En effet, le plomb contenu dans le khôl, aujourd'hui reconnu comme toxique, permettait de traiter les infections oculaires. En assombrissant les rebords de la paupière, il atténuait également les réfractions de la lumière dues au soleil. Les recettes de fabrication sont multiples et varient selon les lieux de production. Le produit se conserve dans un flacon ouvragé, généralement pourvu d'un bâtonnet applicateur, réalisé avec les matériaux et les techniques propres à son lieu de fabrication.
Cette exposition est l'occasion de présenter l'importante collection de pots à khôl du Musée International de la Parfumerie et de la contextualiser par le biais d'une scénographie immersive. En partenariat avec le service des publics des musées de Grasse, une riche programmation événementielle (conférences, ateliers) permettra d'approfondir les thématiques relatives à l'exposition. Musée international de la Parfumerie, 2 Boulevard du Jeu de Ballon, à Grasse (06) https://www.museesdegrasse.com/evenement/le-secret-dun-regard-envoutant-venu-dorient

« Le guide du Travailleur nomade » du Petit Futé

Ces millions d’employés reclus à domicile ont rapidement pris conscience de la nouvelle qualité de vie qui s’offrait à eux : moins de stress, des horaires aménagés, plus de facilité pour organiser les loisirs, pas de transports en commun à l’heure de pointe, pas d’embouteillages… Ainsi, le télétravail s’est doucement mis à rimer avec bien-être, et des salariés ou employés free-lance qui hésitaient jusqu’alors, ont choisi de faire de cet état temporaire un mode de vie permanent en devenant des travailleurs nomades à part entière. Et du fait de ce bouleversement sociétal, de ce phénomène nouveau, aucun guide n’existait pour les aider. Aussi, conscient de la nécessité d’orienter ces millions de nouveaux télétravailleurs, le Petit Futé a donc choisi de créer le premier guide destiné aux travailleurs nomades pour les aider dans ce « monde d’après ». Vous trouverez donc dans ce nouveau guide une sélection de 29 destinations, en France (du Luberon au Havre en passant par Toulouse, Caen, etc...) et dans le monde (de l’Espagne au Canada en passant par le Vietnam, la Turquie, Israël, etc...) qui sont particulièrement plaisantes pour un travailleur nomade sans oublier de nombreuses informations sur les différents réseaux professionnels, des adresses pratiques et bien sûr, Petit Futé oblige, le meilleur des bons plans restos et sorties. A vous de choisir désormais, une fois ce guide refermé, la ou les destinations qui vous tentent pour travailler loin du stress des bureaux, tout en profitant d'une meilleure qualité de vie. 192 pages. 13,95€.



Un tour en... Bourgogne-Franche-Comté

Rien qu'en 2019, 15 millions de visiteurs avaient découvert les savoir-faire industriels, artisanaux et agro-alimentaires de quelques 2000 entreprises françaises. A Passavant-la-Rochère (70) la nature offre tout ce qu'il faut pour fabriquer du verre. Le gentilhomme verrier, Simon de Thysac, y installa une verrerie dès 1475, actuellement la plus ancienne verrerie d'art de France encore en activité. Cette Entreprise du Patrimoine Vivant (la seule en Europe à encore produire de nombreux objets en verre)(https://www.larochere.com/visite-des-ateliers-verrerie-traditionnelle/) s'attache à promouvoir les savoir-faire traditionnels du métier de verrier en accueillant dans son atelier plus de 70 000 visiteurs par an.

Sur les Routes du Comté, qui accueillent de leur côté plus de 300 000 visiteurs par an, un ancien fort militaire s'est converti en cave d'affinage de Comté. Trois années (de 1879 à 1882), 600 maçons, 600 tailleurs de pierre, 3200 soldats furent nécessaires pour bâtir cette forteresse destinée à protéger la frontière à la suite de la défaite des armées françaises en 1870. Abandonné par l'armée, l'affineur Marcel Petite décide en 1966 d'aménager les immenses galeries recouvertes de quatre mètres de terre. En un demi-siècle, le Fort Saint Antoine aura élevé plus d'un million de meules d'exception dans la cathédrale du Comté ouverte au public (https://www.comte-petite.com/marcel-petite-et-vous/visites-des-caves-daffinage-du-comte-marcel-petite/?lang=fr)

Certains musées sont les gardiens de l'histoire collective. Au pays des jouets, Moirans-en-Montagne ouvre son musée du Jouet (https://www.musee-du-jouet.com) à qui veut découvrir une collection de 20 000 jeux et jouets (dont 2000 en exposition) de tous pays et de toutes époques. A Sochaux (25), le Musée de l'Aventure Peugeot (https://www.museepeugeot.com/fr/portail.html), installé dans un bâtiment aux allures Art-Déco, présente bien sûr des voitures, de la Vis-à-Vis de 1891 aux concept-cars futuristes, mais également des motocycles et des cycles de toutes les époques, des lames de scie, des moulins à café, et même des cages en acier pour les robes à crinoline. La célèbre marque au lion n'est effectivement pas née dans l'automobile. Le remarquable parcours chronologique de ce musée dévoile toute l'histoire de l'entreprise familiale fondée en 1810 par les visionnaires frères Peugeot.

L'été dernier, Soraya et moi parcourûmes la côte le long de la baie du Mont Saint-Michel. Notre balade nous mènera d'abord à Cancale, puis du côté du Mont, à Dol-de-Bretagne et au Mont Dol. Une vidéo est disponible pour ce reportage. Bonne lecture !

Yves


Classement des dix premiers pays qui ont visité ce site la semaine dernière : 1) France 2) Etats-Unis 3) Chine 4) Canada 5) Belgique 6) Suisse 7) Royaume-Uni 8) Ile de la Réunion 9) Cameroun 10) Costa Rica




De Cancale au Mont-Dol (Ille-et-Vilaine, France)


Suite de la visite de Soraya dans mon refuge breton. Après avoir connu un temps exceptionnellement ensoleillé hier pour notre virée au Cap Fréhel, le ciel est gris et brumeux en cette matinée dominicale. Et le restera pratiquement toute la journée, à mon grand regret, moi qui voulait mettre en avant la baie du Mont Saint-Michel. Nous nous préparons et partons rapidement pour Cancale, afin d'éviter le déferlement des vacanciers aoutiens. Nous mettrons ensuite le cap sur la baie du Mont, puis rentrerons au bercail en passant par Dol-de-Bretagne et le Mont Dol (...)


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